Twitter: une mauvaise année qui s’annonce?

Twitter serait-il dans une mauvaise passe?
Twitter, la mauvaise chute?
Twitter, la mauvaise chute?

Les départs de Kevin Weil, chef des produits, d’Alex Roetter, chef de l’ingénierie, de Katie Jacobs Stanton, la responsable de médias, de Skip Schipper, celui des ressources humaines, et de Jason Toff, le patron de la filiale Vine, ont été confirmé vendredi soir. Ces départs s’ajoutent aux 330 licenciements du mois d’octobre, qui portent un coup à la masse salariale et à l’équipe de direction.

Qui plus est, au niveau finance ce n’est pas tellement mieux: l’action a baissé de 33% depuis début 2015, descendant à 15,5$, son minimum historique.
De plus, malgré un chiffre d’affaire de plus d’un milliard de dollars en 2014, l’entreprise a perdu la même année  578 millions de dollars.

Utilisateurs Actifs Mensuels (MAU) Twitter
Utilisateurs Actifs Mensuels (MAU) Twitter

Enfin niveau utilisateurs,  ce n’est pas tellement plus encourageant: on note que la progression en nombre d’utilisateurs est moins importante qu’avant.
Le réseau est-il arrivé à maturité, à son maximum d’utilisateurs?

Bad buzz: que retenir de 2015?

Le bad buzz, autrement dit la mauvaise pub, est aujourd’hui une menace bien réelle, et qui peut toucher toutes les entreprises.
Le nombre de bad buzz augmentant chaque année, Nicolas Vanderbiest et  Visibrain ont publié un livre blanc des crises 2015
(lisible ici en PDF) simple et efficace.
Le nombre de bad buzz: stagnation après des années d'augmentation?
Le nombre de bad buzz: stagnation après des années d’augmentation?

 

Qui est le plus touché?

Cette année, c’est le secteur des media et du retail (la vente au détail) qui ont connus le plus de crises, suivis par l’alimentaire et le vestimentaire qui sont plutôt des habitués déjà.

Secteurs touchés par un badbuzz
Secteurs touchés par le plus de bad buzz

Quelle est l’origine du bad buzz?

Pas de surprise: les erreurs commises au service com ou marketing sont les plus gros risques de bad buzz…

Département origine du bad buzz
Département origine du bad buzz

 

D’où a été lancé le bad buzz?

Dans presque la moitié des cas, l’origine des crises est offline, autrement dit pas sur internet. Et cette tendance semble être en augmentation.

Lieu d'origine des bad buzz
Lieu d’origine des bad buzz

Où les gens vont le plus pour exprimer leur déception?

Twitter est bien en tête de ce classement: c’est vraiment l’endroit préféré des internautes pour interpeller une entreprise, une marque, qui ne les auraient pas satisfaits ou pire encore.

Lieux d'expression de mécontentement
Lieux d’expression de mécontentement

Valeurs ou normes à l’origine des crises

Point très intéressant de cette étude, qui ne s’est pas contenté d’une approche simplement mathématique et mécanique de ce phénomène (combien, où etc): l’auteur a également ajouté les valeurs ou normes qui sont à l’origine de ces crises. On sait donc que souvent elles viennent du service com ou marketing, mais ce diagramme nous montre au final sur quoi ils font le plus d’erreurs et/ou sur quoi les internautes réagissent le plus.

Valeurs et normes à l'origine des bad buzz
Valeurs et normes à l’origine des bad buzz

 

L’auteur conclut cette étude en 5 points, 5 lignes directrices pour l’année à venir:
• l’éthique, enfin surtout le manque de: que ce soit à l’aide de faux buzz, de techniques carrément illégales ou encore de moyens plus que moyen, les entreprises ne reculent devant rien pour faire parler d’elles.
• ne pas oublier que tout peut être filmé: tout ce qui sera filmé pourra et sera utilisé contre vous!
• la transparence: tout à fait indispensable dans un monde où, comme dit précédemment, tout est filmé, enregistré; les consommateurs, les lanceurs d’alertes sont de plus en présents et veillent au grain.
• apprendre de ses erreurs: certains pensent que l’histoire se répète au moins 2 fois, mais dans le cas des bad buzz, il est parfois des erreurs qu’on ne se permettre de refaire.
• l’humour n’est pas toujours votre ami: l’art du détournement est très populaire, surtout sur les réseaux sociaux. N’en soyez pas victimes, faites bien attention à vos #hashtags notamment!
○ Malgré tout, certaines crises sont nées uniquement de clients ou internautes un peu trop susceptibles 😉

 

Si ce sujet vous intéresse, nous vous encourageons à aller lire le pdf en entier, il y a plein d’exemples!

Comparaison framework CMS

Comparaison entre l’utilisation d’un CMS et d’un framework Web :  Playmobil ou Légo ?

Ces deux approches, sans être totalement opposées, procèdent de principes différents : instanciation pour les CMS et utilisation de briques « métier » (application Web) pour les frameworks.

playmobilLego

Les CMS (Content Managment Systems) ou gestionnaires de contenus

Avec un travail relativement limité (après les phases d’analyse et de spécifications communes à toutes les approches), on peut développer un site assez proche du résultat final avec un CMS.

En revanche, des difficultés se présentent quand les fonctionnalités demandées ne sont pas prévues initialement dans le

CMS. Bien sûr, les CMS proposent en général des possibilités d’extension via un système de plugins, mais à nouveau il faut que les nouvelles fonctionnalités puissent se développer dans le cadre précis du système de plugins défini : on ne peut (ou on ne doit, pour des problèmes d’évolution et de maintenance) utiliser que ce qui est exposé au développeur.

Nous avons à faire à des solutions génériques et légèrement adaptables. L’avantage principal est la minimisation des développements, au prix d’un carcan.

C’est l’équivalent du principe du Playmobil.

Les Framework ou « cadre de travail »

En choisissant un framework Web, on ne part pas pour autant de zéro (nous considérons par exemple PHP ou Python comme le niveau zéro : pas ou très peu d’objets métiers, limités aux aspects de communication HTTP).

Le but d’un tel framework est de fournir des briques métiers au-dessus de ces langages, de mettre en place une architecture aidant à un bon développement (principalement séparation des données et de leur présentation via une architecture Model/View/Controller ou variante) et de fournir des outils pour accélérer le développement comme par exemple la génération automatique des objets métiers à partir d’un schéma de base de données.

Mais l’objectif est de fournir juste ce qu’il faut pour ne pas avoir à réinventer (et réimplémenter !) ce que l’on trouve dans la plupart des applications Web, tout en laissant une certaine souplesse pour pouvoir plus facilement développer des fonctionnalités adaptées.

C’est l’équivalent du principe du Légo.

Il convient aussi de parler des performances (vitesse). Dans les deux cas, les performances seront moindres qu’un développement (supposé correct) sans aucun outil, CMS ou framework Web. Mais cette performance serait au prix d’un développement long et coûteux, notamment pour garantir un bon niveau de maintenabilité et d’évolutivité.

Les frameworks Web apparaissent ici encore comme un compromis entre langage de programmation et CMS qui seront les moins performants.

CMS : Joomla, Typo 3 ou Typolight, Spip, wordpress

Framework : CakePHP, Zend ou Symfony

La reconnaissance d’images bientôt dans Android

Google entend intégrer des algorithmes de reconnaissances d’images et de visages dans les prochaines versions Android.

Le système existe bien évidemment déjà. Mais en signant des contrats avec Movidius, spécialistes de la vision artificielle à très basse consommation, Google veut changer la donne en créant donc un service qui n’aurait pas besoin de connexion à Internet.

Comment vont-ils s’y prendre, c’est une autre question. La base de données normalement nécessaire au traitement d’image étant très importante, il sera intéressant de voir comment ils vont contourner ce problème. A suivre!

Google se lance dans la reconnaissance d'images
Google se lance dans la reconnaissance d’images