Comment établir un budget d’application web ou mobile ?

Établir un budget d’application web ou mobile peut se faire de différentes façon. Je vous propose d’en découvrir les grandes lignes et vous donner quelques exemples.

Découper le projet d’application web ou mobile

Dans un premier temps, il est nécessaire de découper le projet en plusieurs groupes et d’établir un budget pour chacun. Voici une liste de groupes possibles :

  • Gestion de projet, étude technique et de faisabilité
  • Graphisme et ergonomie
  • FrontOffice : partie visible aux utilisateurs de votre projet
  • Backoffice : partie réservée aux administrateur et intervenant de votre entreprise
  • Backend : partie « cachée » des traitements automatiques
  • Tests et qualilté

Étudions chaque groupe.

Gestion de projet et étude technique

Ce groupe contient les étapes d’analyse et de suivi de votre projet d’application web ou mobile. Jusqu’où souhaitez-vous aller dans l’analyse préalable des solutions et l’implication de l’équipe projet ? Il y aura-t-il des déplacement ou des réunion tenues à distances ? Combien de réunions ? A quelle fréquences ? Faudra-il rédiger un cahier des charges ? Combien de livraisons et recettes prévues ? Technologie hybrides, web ou natives ?

Selon les réponses le budget dédié à ce groupe est en général compris entre 1200 euros et 3500 euros.

Graphisme et ergonomie

C’est la partie visuelle du projet d’application web ou mobile. On peut utiliser soit des design standards, soit personnalisés, soit totalement sur mesure. Il faut également tenir compte de l’intégration HTML.

Selon les réponses le budget dédié à ce groupe est en général compris entre 1000 euros et 5000 euros.

FrontOffice

Il s’agit ici de la partie visible de votre application mobile ou web. Il y a t-il beaucoup d’interaction avec l’utilisateur et de traitements ? Il y a-t-il une persistance des données et un compte utilisateur ? Des paiements en ligne ?

Selon le degrés d’interaction le budget peut être compris entre 4000 et 15000 euros.

Backoffice

Il y a-t-il besoin d’interfaces pour administrer votre application mobile ou web ? Il y  a fort à parier que oui. Selon le type d’application, le nombre de fonctionnalités à couvrir peut-être très important. Souhaitez-vous tout contrôler ou seulement une partie ?

A minima, il faut compter compter sur un budget de 3000 euros et atteindre 15000 euros.

Backend

Nous nous intéressons ici aux fonctionnalités « cachées » qui font tourner la machine correctement et qui peuvent quelquefois être complexes. Cela peut-être une passerelle avec un ERP ou un outil métier, des traitements statistiques, des envois automatiques d’email, des nettoyages.

Une passerelle avec un ERP coûtera environ 2000 à 3000 euros. Chaque traitement peut valoir 500 à 3000 euros par unité. C’est très variable.

Tests et qualité

Le niveau de qualité général influence ce groupe de coût. Les tests peuvent représenter plus de 60% du temps de développement si on met en place une démarche qualité poussée. Pour un démarche standard il n’y a pas de surcoût. Pour une démarche améliorée il faut ajouter 20% à 30% de plus sur le budget total du projet.

En conclusion et exemple de prix

Vous devez vous dire que les fourchettes de budget sont très grandes. Et vous avez raison. Alors voici quelques exemple de budget.

10000 à 15000 eur HT pour une application web et hybride.

On peut donc vite voir qu’une petite application mobile en technologie hybride ou une application web par exemple aurait un coût minimum en qualité standard d’environ 10000 euros. En ajoutant des caractéristiques spécifiques on pourrait monter à 15000 euros.

18000 eur HT et plus pour des application natives Android et iPhone

Une application mobile natives pour Android et iPhone aurait un coût minimal d’environ  18000 euros.

20000 à 40000 eur HT pour une application complexe communicante

Une application web complexe métier, avec connexion à un ERP, consolidations de statistiques, traitement automatiques aurait un coût de 20000 euros.

La même application métier en technologie natives et démarche qualité améliorée aurait un coût de 40 000 euros.

Spécial startup 2 : Comparaison framework CMS, éclairage technique d’un choix obligatoire

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En tant qu’entrepreneur ou responsable d’un projet web vous allez être confronté à ce choix. Cela se fera peut-être indirectement ou par vos soins mais il sera obligatoirement fait par quelqu’un à un moment donné. Alors autant savoir de quoi il retourne !

Ces deux approches, sans être totalement opposées, procèdent de principes différents : instanciation pour les CMS et utilisation de briques « métier » (application Web) pour les frameworks.

Comparaison entre l’utilisation d’un CMS et d’un framework Web

Avec un CMS

Avec un travail relativement limité (après les phases d’analyse et de spécifications communes à toutes les approches), on peut développer un site assez proche du résultat final avec un CMS. En revanche, des difficultés se présentent quand les fonctionnalités demandées ne sont pas prévues initialement dans le CMS. Bien sûr, les CMS proposent en général des possibilités d’extension via un système de plugins, mais à nouveau il faut que les nouvelles fonctionnalités puissent se développer dans le cadre précis du système de plugins défini : on ne peut (ou on ne doit, pour des problèmes d’évolution et de maintenance) utiliser que ce qui est exposé au développeur.

Nous avons à faire à des solutions génériques et légèrement adaptables. L’avantage principal est la minimisation des développements, au prix d’un carcan.

Avec un framework (cadre de travail)

En choisissant un framework Web, on ne part pas pour autant de zéro (nous considérons par exemple PHP ou Python comme le niveau zéro : pas ou très peu d’objets métiers, limités aux aspects de communication HTTP). Le but d’un tel framework est de fournir des briques métiers au-dessus de ces langages, de mettre en place une architecture aidant à un bon développement (principalement séparation des données et de leur présentation via une architecture Model/View/Controller ou variante) et de fournir des outils pour accélérer le développement comme par exemple la génération automatique des objets métiers à partir d’un schéma de base de données.

Mais l’objectif est de fournir juste ce qu’il faut pour ne pas avoir à réinventer (et réimplémenter !) ce que l’on trouve dans la plupart des applications Web, tout en laissant une souplesse pour pouvoir plus facilement développer des fonctionnalités adaptées.

Performances

Il convient aussi de parler des performances (vitesse). Dans les deux cas, les performances seront moindres qu’un développement (supposé correct) sans aucun outil, CMS ou framework Web. Mais cette performance serait au prix d’un développement long et coûteux, notamment pour garantir un bon niveau de maintenabilité et d’évolutivité.

Les frameworks Web apparaissent ici encore comme un compromis entre langage de programmation et CMS qui seront les moins performants.

CMS : Joomla, Typo 3 ou Typolight, Spip, wordpress

Framework : CakePhp, Symfony, Yii

Spécial Startup 1 : Quid des prestataires web, agences de communication et webmarketing

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 Je constate qu’il y a aujourd’hui une grande confusion lorsque l’on parle de prestataires web. Soyons précis : un prestataire web, une agence de communication et une agence de webmarketing (marketing digital) sont trois métiers distincts.

Il arrive souvent qu’une entreprise puisse proposer ces trois casquettes, il n’en est pas moins vrai que ce sont des compétences distinctes. Voyons ce qu’il en est.

Agence de communication

Une agence de communication travaille au niveau de l’image et des canaux de communication de l’entreprise. Création du logo, des plaquettes, flyers, cartes de visites, etc. C’est à ce moment là que vous choisissez vos couleurs, vos thématiques de communication. Une agence de communication dispose donc de créatifs, souvent formés pour le print (documents à imprimés).

Avec l’arrivé d’internet et des sites web, certaines agences de communication ont intégré le produit “site web” à leur catalogue. La plupart du temps, les prestations fournies sont standards et s’appuis sur des produits “préfabriqués” et pré installés. La plus value apportée par l’agence sera principalement graphique.

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Agence de webmarketing ou marketing digital

Une agence de webmarketing ou marketing digital travaille au niveau de la promotion de votre entreprise sur internet : publicité digitale, réseaux sociaux, contenus sur le web, référencement naturel. Le principe est d’appliquer une stratégie définie afin d’obtenir des résultats. Ces agences proposent également des outils spécifiques et des prestations de création de “site web”. Là encore, il s’agit la plupart du temps de produits “préfabriqués” et pré installés. La plus value apportée sera principalement marketing.

Un prestataire web

Un prestataire web est historiquement une équipe de développeurs web qui savent répondre techniquement à des besoins. Leur domaine d’expertise c’est la technique. Ils développe le produit ou l’outil qui va vous servir sur le web : un site, un blog, un e-commerce, une application web, etc.

Les prestataires web ont des webdesigner qui réalisent les chartes graphiques web. Bien souvent leurs compétences ne sont pas adaptées à la réalisation de la communication globale de votre entreprise comme le ferait une agence de communication.

Les prestataires web ont en général une bonne connaissance des techniques de référencement naturel. Ils proposent aussi souvent des prestations de webmarketing.

Parmis ces prestataires certains vont proposer des offres d’entrée de gamme basées sur des produits “préfabriqués” et pré installés. D’autres vont réaliser des développements spécifiques sur mesure et de meilleure qualité.

 

Pour conclure, il est intéressant de connaître quelle est l’activité historique ou de base de l’agence que vous allez rencontrer car cela en dit souvent beaucoup sur le résultat et la façon d’appréhender les projets.

Un conseil : si votre projet a une composante technique originale ou importante, il est préférable de faire appel à un prestataire web.

Note : je n’utilise pas le vocable d’agence web volontairement car il me semble que c’est un mot fourre tout…